1Le fait que le rĂ©gime totalitaire, malgrĂ© l'Ă©vidence de ses crimes, s'appuie sur les masses, est profondĂ©ment troublant. Aussi n'est-il guĂšre surprenant de voir spĂ©cialistes et hommes d’État souvent refuser de reconnaĂźtre un tel fait. Les premiers croient aux vertus magiques de la propagande et du lavage de cerveau, les seconds, par exemple Adenauer Ă  maintes reprises, RĂ©solutiondu Parlement europĂ©en du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mĂ©moire europĂ©enne pour l’avenir de l’Europe (2019/2819(RSP)) () [RĂ©seau Voltaire] Voicile contrĂŽle corrigĂ© effectuĂ© la semaine derniĂšre sur les rĂ©gimes totalitaires. Les rĂ©sultats sont moyens et montrent une comprĂ©hension incomplĂšte des notions importantes du chapitre. ContrĂŽle corrigĂ© sur les rĂ©gimes totalitaires Vay Tiền Nhanh. Travail autour du Document Le culte du chef consiste, dans les rĂ©gimes totalitaires, Ă  susciter une communion et une adulation excessive du dirigeant par une mise en scĂšne et large diffusion mĂ©diatique. Ainsi, dans le but d’obtenir le consentement des masses, Mussolini, Staline et Hitler vont imposer leur politique grĂące Ă  la propagande mais aussi grĂące Ă  l’art. Les diffĂ©rentes reprĂ©sentations de ces trois dictateurs tĂ©moignent de la mise en place d’un vĂ©ritable culte de la personnalitĂ© Ă  travers le Duce, le Petit PĂšre des peuples et le FĂŒhrer. Cette forme moderne du culte du chef subsiste de nos jours, notamment en Chine ou en CorĂ©e du Nord. Un contexte historique favorable Ă  l’ascension au pouvoir Mussolini, Staline et Hitler vont utiliser la propagande ainsi que les faiblesses Ă©conomiques et politiques de leur pays pour accĂ©der au pouvoir. La crise de 1929 provenant des Etats-Unis a des rĂ©percussions sur l’Europe. En Allemagne, il existe 6 millions de chĂŽmeurs en 1929. L’Italie a en commun avec ce pays, les sentiments de honte et de revanche inspirĂ©s par la victoire alliĂ©e de la PremiĂšre Guerre Mondiale. En effet, suite au plan Wilson, l’Italie n’a pu obtenir tous les territoires revendiquĂ©s lors de son entrĂ©e en guerre Ă  leurs cotĂ©s. Les rĂ©gimes fascistes, nazis et communistes, se livreront Ă  une glorification systĂ©matique du chef en tant qu’ĂȘtre exemplaire et charismatique. Il convient de revenir briĂšvement sur le parcours de ces trois dictateurs. Mussolini a Ă©tĂ© un militant socialiste, avant de fonder des groupuscules d’extrĂȘmes droites en 1919. Le soutien de la bourgeoisie, l’aide Ă  accĂ©der au pouvoir en 1922. En s’alliant avec le parti nazi l’axe Rome Berlin il conquiert l’Ethiopie en 1936. Quant Ă  Hitler, il est le chef du parti nazi depuis 1921. NommĂ© chancelier le 30 janvier 1933, il deviendra en 1938 chef de la Wehrmacht, l’armĂ©e allemande. Il dĂ©clenchera la seconde guerre mondiale en annexant l’Autriche, la TchĂ©coslovaquie en 1938 et la Pologne en 1939. Concernant Staline, fils d’un paysan gĂ©orgien, il devient en 1922 secrĂ©taire du Parti Communiste de l’Union SoviĂ©tique. Il Ă©vince Trotski du gouvernement en 1925 puis bat l’opposition de gauche en 1928. La lĂ©gitimitĂ© par l’histoire et la politique le photomontage Les dictateurs ont des stratĂ©gies communes, celles de se justifier par le passĂ© et de reprĂ©senter l’avenir idĂ©al. Les reprĂ©sentations d'Hitler et de Staline peuvent prendre la forme de photomontages. Celui de droite est rĂ©alisĂ© par un artiste letton engagĂ© dans la rĂ©volution bolchevique Gustave klucis 1895-1928. Il dĂ©voile de gauche Ă  droite Marx, Engels, LĂ©nine et Staline qui sont sĂ©parĂ©s par des lignes diagonales sur fond rouge. Marx et Engels sont des philosophes et thĂ©oriciens luttant contre la sociĂ©tĂ© de classes. LĂ©nine, politicien russe est le dirigeant du parti bolchevik. Force est de constater que Staline entretien ici le mythe de l’hĂ©ritier lĂ©gitime de LĂ©nine et des grands professeurs marxistes. Grace Ă  lui, le communisme est mis en valeur dans un cadre serein. Il cherche Ă  incarner l’aboutissement de nombreuses annĂ©es de lutte et la joie de vivre qu’il procurera. La technique du photomontage est Ă©galement utilisĂ©e pour servir Hitler. Un second visuel anonyme reprĂ©sentant le FĂŒhrer, le montre succĂ©dant Ă  Hindenburg en toute lĂ©gitimitĂ©. Pour mĂ©moire, Hindenburg devient prĂ©sident de la rĂ©publique de Weimar en 1925 et sera réélu en 1932. Sous la pression des milieux financiers et suite au succĂšs du parti nazi aux Ă©lections lĂ©gislatives, il appellera Hitler Ă  la chancellerie du Reich le 30 janvier 1933. Le but de la propagande est de montrer un leader Hitler qui succĂšde Ă  Frederic II et Hindenburg avec la bienveillance de l’Histoire, de l’Eglise et du peuple qui prouve son accord par le serment de fidĂ©litĂ© visuel ci-dessous. La rĂ©fĂ©rence au divin La rĂ©fĂ©rence Ă  dieu et au caractĂšre sacrĂ© est importante et largement utilisĂ©e par les dictateurs. Le leader cherche Ă  se doter d’un aspect divin et Ă  se montrer comme un prophĂšte. Sur le photomontage dĂ©voilant Hitler, la prĂ©sence de la croix gammĂ©e prĂšs de l'Eglise illumine le paysage comme s’il s’agissait d’une bĂ©nĂ©diction divine. Mussolini, cherche aussi Ă  dĂ©velopper un caractĂšre sacrĂ© aux yeux des italiens mais aussi Ă  entretenir des bonnes relations avec le pape. Il notamment a Ă©tĂ© peint aux cotĂ©s de personnages bibliques sur une fresque d’Eglise. En 1929, il organise un plĂ©biscite en faveur des accords de Latran avec le Vatican qui permettrait de consacrer le rĂŽle de Duce au sein de la sociĂ©tĂ©. La façade d’un palais a servi de support Ă©lectoral Ă  travers des affiches comprenant le " oui " Ă  Mussolini. L’accord rĂ©tablissait les liens entre l’Etat et l’Eglise Catholique. A cette occasion, le pape Pie XI qualifiera Mussolini de "Uomo della Provvidenza", c'est-Ă -dire l’homme de la providence. Glorification du chef Ă  travers l’art un hĂ©ros mythique et suprĂȘme Mussolini, a recours Ă  l’art pour entretenir sa popularitĂ© Ă  travers la technique du futurisme. Ambrosi peintre romain, a reprĂ©sentĂ© Mussolini devant Rome en 1930 Ă  travers une glorification de la Rome antique. On le remarque aux vestiges avec l’architecture, les remparts et l’amphithéùtre le colisĂ©e. Mussolini souhaite crĂ©er une troisiĂšme Rome en s’inspirant des valeurs et puissances antiques notamment la domination universelle exercĂ©e par Rome pendant l’antiquitĂ©. Il revendique la gloire impĂ©riale passĂ©e et personnifie le hĂ©ros dans une luminositĂ© solaire. Il se montre tel un gĂ©nie inspirateur et crĂ©ateur en raison de sa position surĂ©levĂ©e. A travers la transparence de son visage, Mussolini souhaite montrer que Rome et lui ne font qu’un. La sculpture est un moyen supplemĂ©ntaire de glorificiation. Arno Breker est le sculpteur officiel du parti nazi. Au milieu des annĂ©es 1930, il s'en rapproche progressivement. NommĂ© professeur Ă  l'Ă©cole d'arts plastiques de Berlin, il est remarquĂ© par le ministĂšre de la propagande du Reich qui lui passe plusieurs commandes. Il a rĂ©alisĂ© le portrait d’Hitler premiĂšr visuel qui est reprĂ©sentĂ© de face avec un air volontaire et dĂ©terminĂ© Le culte de la personnalitĂ© s’attache Ă  crĂ©er et exalter les valeurs et les qualitĂ©s du chef comme s’il s’agissait d’un surhomme, d’un hĂ©ros. Lorsqu’il Ă©crit Mein Kampf en 1923, programme du nazisme, Hitler se qualifie comme tel Celui qui veut ĂȘtre chef porte avec lui l’autoritĂ© suprĂȘme et sans limite, le lourd fardeau d’une responsabilitĂ© totale. Seul un hĂ©ros peut assumer cette fonction ». Exemple d’une rĂ©action contre cette glorification extrĂȘme une icĂŽne mutilĂ©e Victor Brauner est un peintre surrĂ©aliste français d'origine juive roumaine. Il a fait partie de l'importante communautĂ© d'artistes et intellectuels roumains de Paris. En 1927 lors de son premier voyage a paris, il prend contact avec les surrĂ©alistes. De 1927 Ă  1937, il peint des figures assez agressives. Cette forme d'art qualifiĂ©e de surrĂ©aliste est violente et bouleverse ainsi la peinture conventionnelle qui se veut esthĂ©tique. A travers l’Ɠuvre de Victor Brauner Ă  droite, il est possible de reconnaĂźtre Hitler dĂ©pourvu d’yeux et dĂ©figurĂ©. Son personnage est totalement dĂ©nuĂ© de grandeur et de sĂ©rieux pour faire place Ă  la destruction et l'insolite. Il n’est qu’un jouet avec lequel le peintre s’amuse de maniĂšre cathartique. En effet, son coup est entaillĂ©, sa joue dĂ©chirĂ©e, son oreille et son nez coupĂ©s ainsi que sa bouche clouĂ©e. L'absurde s'associe Ă  la violence avec la prĂ©sence d'objets en tout genre un parapluie et un javelot au niveau de la tĂȘte, un marteau, des clous et une Ă©pingle. Le peintre cherche vĂ©ritablement Ă  dĂ©tĂ©riorer la rĂ©putation de surhomme qu’Hitler s’était construite en le montrant tel qu'il est rĂ©ellement inhumain. Promouvoir et entretenir la rĂ©putation du chef la carte postale et les rĂ©compenses Le culte du chef consiste aussi Ă  tenter d’influencer l’opinion et de promouvoir des idĂ©es Ă  travers des outils de proximitĂ© tels que la carte postale et le systĂšme de rĂ©compense. La carte postale Ă  l'Ă©poque, n’a pas l’usage qu’on lui attribue aujourd’hui. Elle est personnelle, ne s’envoie pas et se garde chez soi. Les cartes postales avaient un rĂŽle important dans la propagande en faveur d’Hitler et de sa mise en valeur. Elles le montrait notamment accompagnĂ© du drapeau du second empire allemand 1871-1918 dansun but bien prĂ©cis incarner l’esprit vengeur. Pour rappel, le Second Empire allemand a pris fin avec la dĂ©faite issue de la PremiĂšre Guerre Mondiale. Contrairement Ă  Mussolini et Hitler, Joseph Staline ne dispose pas d’autant de charisme et se montre davantage en leader accessible et proche du peuple, qu’en surhomme. Il cultive un caractĂšre paternaliste et le goĂ»t de l’effort. Le prix Staline crĂ©e en 1939, tĂ©moigne bien de cette volontĂ©. Il permet aux gagnants de recevoir une mĂ©daille en or et une somme d’argent 100 000 roubles. Les honneurs se sont multipliĂ©s durant l'Ăšre stalinienne, Ă  travers plusieurs secteurs de la vie sociale comme les arts, techniques, littĂ©rature, sciences etc. La mĂ©daille honorifique est reconnaissable aux feuilles de lauriers, symbole de la victoire et Ă  l’effigie de Staline au centre. L’art, le photomontage, la carte postale et la rĂ©compense honorifique sont des outils qui permettent au chef d'État de rĂ©gimes totalitaires de se forger une image suprĂȘme capable d'endoctriner une nation entiĂšre. Ces diffĂ©rents supports contribuent ainsi Ă  entretenir l'image hĂ©roĂŻque et la notoriĂ©tĂ© du chef en le dĂ©ifiant. Toutefois, ce culte peut mĂ©contenter et se trouver bafouer. C'est le cas de la peinture Ă  l'huile de Victor Brauner qui cherche Ă  entacher la rĂ©putation du chef et Ă  le dĂ©sacraliser. Bibliographie - LIFFRAN, Françoise dir. Rome, 1920-1945. Le ModĂšle fasciste, son Duce, sa mythologie, Paris, Éditions Autrement, 1991 - STERN Jean-Pierre, Hitler, le FĂŒhrer et le peuple, Paris, Flammarion, 1985 - MUSIEDLAK, Daniel , Mussolini, Les Presses de Sciences Po, 2004 - WERTH, Nicolas, GROSSET Mark, Les AnnĂ©es Staline, Paris, ChĂȘne, 2007 Pour aller plus loin - Hitler - Mussolini - Staline. DVD, documentaire, Arte Video, 2010. Annales gratuites Brevet SĂ©rie CollĂšge L'URSS, un rĂ©gime totalitaire Le sujet 2001 - Brevet SĂ©rie CollĂšge - Histoire - GĂ©ographie - Etude de documents LE SUJET L'UNION SOVIETIQUE DE STALINE UN REGIME TOTALITAIRE. DOCUMENT 1 Affiche de 1937 en l'honneur de Staline. DOCUMENT 2 Lettre d'un paysan au journal Notre Village, vers1930. "Camarades, vous Ă©crivez dans votre journal que tous les paysans pauvres et moyennement aisĂ©s adhĂšrent volontairement au kolkhoze, mais ce n'est pas vrai. Ainsi, dans notre village, tous n'entrent pas au kolkhoze de bon grĂ©. Quand circula le registre des adhĂ©sions, 25 % seulement signĂšrent, tandis que 75 % s'abstenaient. Ils ont collectĂ© les semences par la terreur, en multipliant procĂšs-verbaux et arrestations. Si quelqu'un exprimait son opposition, on le menaçait d'emprisonnement et de travail forcĂ©. Vous vous ĂȘtes trompĂ©s sur ce point, Camarades la vie collective peut exister seulement Ă  condition que la masse entiĂšre des paysans l'adopte volontairement, et non par force [...] Je vous prie de ne pas rĂ©vĂ©ler mon nom, car les gens du Parti seraient furieux." DOCUMENT 3 Extrait d'un article de B. Souvarine, exilĂ© russe en France. "On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne d'extermination accomplie par Staline Ă  l'intĂ©rieur de l'URSS depuis quelque trois ans et en particulier l'annĂ©e derniĂšre. [...] On a eu connaissance de procĂšs incomprĂ©hensibles, sanctionnĂ©s par l'exĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. [...] On s'est plus qu'Ă©tonnĂ© d'apprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l'armĂ©e, on s'accorde en URSS Ă  admettre plus de trente mille disparitions en majoritĂ© suivies d'exĂ©cutions capitales. [...] Staline a entrepris la destruction physique de deux gĂ©nĂ©rations de communistes et de socialistes. Il considĂšre leur existence comme incompatible avec son pouvoir." Boris SOUVARINE, exilĂ© russe en France, Ă©crit dans le Figaro du 29 octobre 1938. QUESTIONS 8 points 1 - D'aprĂšs le document 1, relevez deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ©. 2 - En quoi les documents 1 et 2 s'opposent-ils ? De quel "Parti" est-il question dans le document 2 ? 3 - Qui sont les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 ? Indiquez le motif de leur Ă©limination. A quoi fait allusion l'expression en caractĂšres gras dans le document 3 ? PARAGRAPHE ARGUMENTE 10 points A l'aide des documents et de vos connaissances, rĂ©digez un paragraphe argumentĂ© d'une vingtaine de lignes dans lequel vous montrerez que les mĂ©thodes du rĂ©gime stalinien sont totalitaires. LE CORRIGÉ I - ANALYSE DU SUJET Le sujet correspond Ă  la premiĂšre partie du programme " 1914-1945 guerres, dĂ©mocratie, totalitarisme", chapitre deux "L'URSS Ă  l'Ă©poque de Staline". Ce sujet, en apparence facile, prĂ©sente en fait une difficultĂ©. Son intitulĂ© "L'Union soviĂ©tique de Staline un rĂ©gime totalitaire" invite le candidat Ă  dĂ©finir la notion de totalitarisme et Ă  en dĂ©velopper les diffĂ©rents aspects, politiques, Ă©conomiques et sociaux. Mais les documents comme l'intitulĂ© du paragraphe argumentĂ© sont axĂ©s sur les mĂ©thodes du rĂ©gime plus que sur le totalitarisme en tant que tel. Les trois documents qui illustrent le sujet portent donc essentiellement sur les mĂ©thodes du rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique. Ces trois documents sont de facture classique et se retrouvent dans la plupart des manuels. Les questions les concernant sont assez simples. II - LES CONNAISSANCES ESSENTIELLES A - REPONSES AUX QUESTIONS Question 1 Les deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ© sont - Sa prĂ©sence le seul homme de l'affiche parmi les femmes soviĂ©tiques et sa taille plus importante que celle des autres personnages ; - Le regard admiratif et heureux des femmes qui s'Ă©lĂšve vers le "petit pĂšre des peuples". Question 2 - Les documents 1 et 2 s'opposent parce que dans le document 1, on voit le consentement, le bonheur et la reconnaissance du peuple Ă  l'Ă©gard de son chef, alors que dans le document 2, la lettre du paysan mentionne le refus de l'adhĂ©sion des paysans au kolkhoze contrainte au consentement et les mĂ©thodes violentes utilisĂ©es rĂ©quisition des semences, arrestations. On est donc loin du consensus et du bonheur qui "Ă©manent" du document 1. - Le parti dont il est question dans le document 2 est le parti communiste. Question 3 - Les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 sont les paysans document 2, les membres du parti communiste et les principaux chefs militaires; - Le motif de leur Ă©limination est la rivalitĂ©, la concurrence qu'ils pourraient reprĂ©senter pour Staline, pour son pouvoir; - l'expression en caractĂšre gras du document 3 fait allusion aux grands procĂšs de Moscou de 1936 Ă  1938 qui sont l'un des repĂšres chronologiques du programme. B - Paragraphe argumentĂ© Dans une courte phrase introductive du sujet, il Ă©tait bon de donner quelques Ă©lĂ©ments bibliographiques sur Staline chef du parti communiste, puis chef incontestĂ© de l'Etat Ă  partir de 1928 aprĂšs l'Ă©limination des principaux opposants rĂ©els ou supposĂ©s ; il dirigera l'URSS jusqu'Ă  sa mort en 1953. Il fallait ensuite Ă©voquer les aspects du totalitarisme stalinien mentionnĂ©s par les documents et les mĂ©thodes pour les imposer. Dans le domaine Ă©conomique, l'Ă©conomie est collectivisĂ©e Ă  partir de 1928 avec, dans l'agriculture la crĂ©ation des kolkhozes et des sovkhozes. La mĂ©thode utilisĂ©e est la terreur. Les opposants Ă©taient arrĂȘtĂ©s et emprisonnĂ©s document 2, dĂ©portĂ©s dans les camps de travail du goulag, ou fusillĂ©s. On pouvait prĂ©ciser ici que tous ces dĂ©portĂ©s ont constituĂ© une main-d'Ɠuvre inĂ©puisable et gratuite pour les grands chantiers industriels de l'Oural ou de la SibĂ©rie. Le document 3 permettait d'aborder le contrĂŽle dictatorial de la sociĂ©tĂ© par le parti et la police politique, contrĂŽle qui touchait tous les SoviĂ©tiques, y compris ceux situĂ©s au sommet de l'Ă©chelle politique ou militaire. Staline Ă©tait le seul maĂźtre du pouvoir et le parti communiste, le seul parti autorisĂ© ses dirigeants n'Ă©taient pas Ă  l'abri de la paranoĂŻa du "maĂźtre". Aucune opposition n'Ă©tait donc tolĂ©rĂ©e. Le document 1 mettait en relief l'embrigadement de la sociĂ©tĂ© par la propagande, le but de cette propagande Ă©tant la glorification du chef culte de la personnalitĂ©. A cette fin, les artistes et les intellectuels ont Ă©tĂ© mis au pas et ont dĂ» se soumettre aux directives de Staline et du Parti. En consĂ©quence, sous la direction absolue de Staline, le pays a Ă©tĂ© soumis Ă  un rĂ©gime totalitaire. 2022 Copyright France-examen - Reproduction sur support Ă©lectronique interdite

développement construit sur le régime totalitaire stalinien